La puberté chez la vache est atteinte vers l'âge de 15 mois (la taure sera exposée au taureau seulement lorsqu'elle aura atteint 70% du poids adulte). Les premiers vêlages auront lieu neuf mois plus tard (280 jours). Laissées à elles-mêmes, certaines taures extrêmement précoces pourraient mettre bas dês l'âge de 15-16 mois. Les chaleurs chez la vache interviennent toute l'année à intervalles réguliers. La vache en chaleur sera beaucoup plus agitée qu'en temps normal. On la dirait en chasse, tentant de monter une voisine de pâturage, ou entamant un combat de tête avec une autre.

La puberté du taurillon sera atteinte entre 9 et 11 mois. Pour détecter la période critique et déterminante qui permettra de féconder l'ovule, le taureau utilise l'organe de Jacobson, qui est spécifique à cette fonction. Durant la période estivale, on observera cet étrange comportement du taureau, qui active cet organe olfactif en ramenant sa lêvre supérieure vers le haut. Ceci lui permet de déterminer à partir de l'urine de la vache si cette derniêre est en dans la phase finale menant à l'oestrus. Ce sera seulement dans les heures qui précéderont l'oestrus que la vache permettra au taureau de la monter.

Avant la domestication, les taureaux devaient établir un ordre hiérarchique déterminant la prééminence de l'accouplement avant et pendant la période des chaleurs. L'âge, le poids de l'animal, sa conformation, et sa personnalité étaient des facteurs prépondérants pour conserver cet ordre lorsque venait le cycle oestral, car le mâle accompagnait sans discontinuer la femelle en ovulation durant ces 2-3 jours critiques. Pour maintenir son rôle auprès de la vache en chaleur, le mâle devait littéralement repousser ses congénêres.

Il est fort probable que les chaleurs des bovins à cette époque avaient lieu de la fin de l'été à la fin de la période automnale, période de l'année oç les vaches avaient atteint un poids suffisant pour que le cycle Ïstral sorte de la dormance conséquente aux moments de disette hivernale et de récupération printaniçre. Durant la période du rut, compte tenu de cette incessante valse mâle-femelle s'additionnant aux joutes entre mâles, les mâles voyaient leur poids fondre de 10 à 15 %. Ces relents de comportements peuvent toujours être observés, tant et aussi longtemps que les chaleurs seront présentes dans le troupeau. Ajoutons à ces comportements typiques le beuglement caractéristique du taureau prévenant à qui veut bien l'entendre durant la période du rut qu'il vaut mieux ne pas s'approcher de ses promises et qu'il est le seul maître du pâturage. Un bon ratio qui privilégiera la saillie de toutes les vaches sera de 20 à 25 vaches par taureau.

La durée de la gestation varie de 270 à 290 jours. La mise bas s'étale d'avril à juillet et ce, compte tenu que les taureaux sont retirés de leur troupeau respectif de la fin octobre au début du mois de juillet. Les vélages se déroulent sans assistance. Les veaux naissant ont un poids variant de 22 à 40 kilos (50 à 90 livres). Dès la naissance, le veau est nettoyé de la tête aux pieds par une mère protectrice et attentive. C'est d'ailleurs dans ces toutes premières heures que le veau et sa mère fixeront (imprinting) leurs odeurs respectives et, dans une moindre mesure, le son de leurs beuglements. Cette fixation de l'identité facilitera la reconnaissance mutuelle de la vache et de son veau dans ces premiers jours déterminant pour la survie du nouveau-né. Dans les 24 premières heures, le lait maternel est composé de colostrum, liquide contenant un ensemble d'anticorps nécessaires au développement du système immunitaire du nouveau-né. Les écossais disaient du lait de Highland qu'il était plus proche du beurre que du lait. Cette particularité permettra au veau naissant d'accroître son poids de façon importante sur une base quotidienne.